L’Amour de Dieu comme celui d’une mère

« L’Amour de Dieu », n’est-ce pas un sujet dont nous avons tous déjà entendu parler ?  Qu’est-il vraiment, finalement ?

Dernièrement, j’ai beaucoup réfléchi sur ce sujet et j’aurais tant de choses et de témoignages personnels à vous partager à propos de cela.  Cependant, ça ferait beaucoup trop pour un simple article.  Alors, je me concentrerai sur l’Amour de Dieu pour ses enfants, qui est semblable à celui de la poule pour ses poussins.  Bien sûr, l’Amour de Dieu peut être décrit d’une infinité de façons, tant il est Grand !  Ici, je me focaliserai sur cet aspect que j’ai cité.

Commençons donc avec ce verset auquel vous aurez sûrement déjà tous pensé :

« Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! »

Matthieu 23 : 37

Je ne sais pas vous, mais, personnellement, j’ai souvent lu ce verset en m’imaginant un Jésus en colère qui en voulait à son peuple.  Récemment, je le lisais à nouveau et il m’a sonné tout autrement.  Je sentais en moi le Cœur de Jésus comme le cœur d’une mère qui se tord de compassion, d’affection et d’amour pour ses enfants.  Jésus pleure sur son peuple qu’Il chérit si fort ; son Cœur est triste de voir ses enfants ne pas accepter son Amour.

Un jour, je priais et il m’a semblé que Dieu me posait cette question « Tout mon bonheur est en vous.  Le crois-tu ? ».  J’ai réfléchi un instant et Lui ai adressé ma réponse « J’ai lu que Dieu se suffit à Lui-même, qu’Il est complètement et parfaitement heureux en Lui-même, qu’Il n’a pas besoin de nous pour cela.  Pourtant, je le crois.  Comme une mère qui peut être parfaitement heureuse avant d’être mère.  Mais une fois que ses enfants viennent au monde, elle ne saurait plus vivre sans eux.  Et son bonheur n’est parfait que quand ses enfants sont là, heureux et en bonne santé. ».  C’est ce qu’il me semble voir de Dieu, c’est la manière dont, je pense, Il se révèle à moi.

J’aimerais vous raconter un petit témoignage.  Dans ma vie, à chaque fois que je me sens mal, triste ou autre, je sens que Dieu veut me consoler.  Cela m’intriguait et, un jour, je Lui ai demandé pourquoi Il ne me laissait pas juste être triste.  Et dans mon cœur, j’ai senti comme s’Il me disait « Comment pourrais-Je te laisser être triste ?  Je ne peux pas te laisser comme ça sans rien faire. ».  Je sentais de sa part comme le cœur d’une mère qui a mal pour et avec son enfant et qui ne peut s’empêcher de le prendre dans ses bras afin de le consoler. 

« Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ?  Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas. Car je t’ai gravée sur les paumes de mes mains, j’ai toujours tes remparts devant les yeux. »

Isaïe 49 : 15 – 16

Quel verset magnifique !  Cette phrase, « J’ai toujours tes remparts devant les yeux », me fait repenser à quelque chose de fort que j’avais vécu.  Un jour, je priais pour quelqu’un et Dieu m’a donné de sentir son Amour pour elle.  C’était si grand (même si je sais que la façon dont je l’ai ressenti est bien plus petite que le vrai Amour de Dieu).  Cependant, mon cœur était dans un émerveillement complet en pensant à cette personne.  Je la scrutais intérieurement et je voyais chacune de ses mimiques, sa manière de parler, de regarder les autres.  J’étais en émerveillement complet.  Voici la manière dont Dieu pose son regard sur chacun de nous.  Pour donner un exemple un peu bête, vous voyez quand on a un petit chaton super mignon devant nous et qu’on scrute le moindre de ses mouvements, on ne le lâche pas du regard tant on est émerveillé devant lui.  Et bien, toute proportion gardée, c’est selon moi la manière dont Dieu regarde chacun de nous.  C’est l’émerveillement de la mère devant son bébé nouveau-né.  Un Amour et un émerveillement si grands qui nous poussent à « toujours avoir ses remparts devant nos yeux ».

Dieu veut toujours nous rapprocher de Lui.  Il ne tient qu’à nous d’accepter.  Comme Il est dit dans Matthieu 23 : 37 « vous n’avez pas voulu ».

L’Amour de Dieu pour nous est semblable à l’amour tendre et inconditionnel d’une mère.  Je me souviens qu’il y a des années, je lisais un livre qui parle de je ne sais plus quelle sainte.  Et elle s’adressait à Jésus en Lui disant « Tu es ma mère », et cela me faisait tellement bizarre !  Aujourd’hui, je comprends cette parole.

Je pourrais parler de ce sujet tellement longtemps !  Mais je pense avoir déjà assez parlé.  Si vous le voulez bien, j’aimerais terminer par une prière.  N’hésitez pas à la faire vôtre.

Seigneur, je suis ton enfant.  Tu me donnes aujourd’hui de contempler, bien que très petitement, cet Amour de mère que Tu as pour moi.  Je voudrais connaître cette facette de ton Amour pour moi, dans ma vie. Je Te demande aujourd’hui, Papa chéri, de Te révéler à moi de cette façon et de me donner de vivre cet Amour de mère.  Je veux être ce poussin qui se laisse prendre tendrement sous tes ailes.  Au nom de Jésus, amen.

« Il te couvre et te protège. Tu trouves sous son aile un refuge »

Psaumes 91 : 4