Unité : la différence est une force

Œcuménisme, unité, quel sujet…  Personnellement, c’est un sujet qui me tient énormément à cœur.  Je suis catholique, mais j’ai été convertie par les évangéliques sur YouTube.  J’ai été enseignée et ancrée dans ma foi en y regardant leurs prêches.  J’aime dire que j’ai été biberonnée par les évangéliques.  Et je leur suis tellement reconnaissante de tout ce qu’ils m’ont apporté. 

Je me souviens qu’au début de ma vie chrétienne, j’allais dans un groupe de prière catholique, en même temps que de regarder les évangéliques sur YouTube.  Et souvent, je me sentais divisée en moi-même.  Car les uns faisaient quelque chose que les autres condamnaient, et vice-versa.  Je me sentais si triste de cette division dans le corps de Christ.  Aujourd’hui, même si le chemin n’est pas fini, je peux dire que j’ai grandi, et j’ai appris à regarder ce qui nous unit plutôt que ce qui nous divise.  Et j’aimerais partager avec vous une petite méditation sur ce sujet de l’unité, de la différence dans le corps de Christ.

La division dans le corps de Christ.  C’est un sujet difficile, et, je pense, une grande blessure pour beaucoup de membres de ce corps.  C’est un corps meurtri du rejet des uns et des autres.  Un corps qui manque de force, et un témoignage brisé.  Pourtant Jésus en reste la tête et espère de tout son Cœur que ce corps saura se réconcilier avec lui-même, et avancer dans l’unité et l’harmonie.

Voici ce qu’il se passe quand un membre de ce corps décide qu’il est le plus important, et que sa façon de faire est la seule adéquate, quand un membre décide que la différence ne doit pas être et qu’alors, il la bannit.  Si le cœur décidait que tous les organes doivent pomper le sang, rien n’irait plus.  Et si les jambes décidaient que les bras sont trop différents et doivent leur ressembler ?  Si un corps humain se comportait de la sorte, il mourrait.  Mais le corps est beau parce que sa différence fait toute sa force.  Les mains, les bras, les pieds, les doigts, le ventre, les jambes, chaque organe intérieur si unique chacun selon son fonctionnement.  Ils fonctionnent bien ensemble parce qu’ils acceptent la différence de l’autre et qu’ils la reconnaissent comme nécessaire et comme un cadeau et un don unique pour le corps.  Autant devrait-il en être du corps de Christ.  L’uniformité tue le don de la différence.  Une église a un tel charisme, et une autre en a un autre.  Lequel est le plus grand ?  Aucun.  Mais tous sont absolument indispensables à ce corps.  Ce que tous doivent avoir en commun, c’est l’humilité et l’amour des autres membres de ce corps.  Ainsi, il pourra se lever et rayonner comme Jésus rayonnait.  Que chaque membre puisse accepter sa place et bénir celle des autres.

 « L’œil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ». »

1 Corinthiens 12 : 21

Je pense que le corps de Christ est appelé à un grand pardon envers chacun de ses membres.  Il est appelé à reconnaître que la différence n’est pas un handicap, mais un réel don de Dieu et une nécessité pour avancer.  Il est appelé à se réconcilier profondément en lui-même et à avancer d’un même pas.  Chacun à sa place, qu’elle soit plus en retrait, plus en avant, qu’elle soit un soutien ou qu’elle soit soutenue par le reste.  Les jambes se plaignent-elles de devoir porter tout le corps et le faire avancer ?  C’est là leur rôle et elles sont un don si grand pour le corps qui serait cloué sur place sans elles.  Le ventre se plaint-il d’être toujours caché et de ne ‘servir à rien’ ?  Combien aurait-il tort, il est le protecteur de tout ces organes internes si indispensables, mais si fragiles aussi.  Sans le ventre, le corps mourrait.  Une mission n’en est pas une autre.  Et aucune mission n’est moins importante. 

 « Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l’a voulu. »

1 Corinthiens 12 : 18

Bénissons notre place dans le corps, donnons-nous comme Jésus s’est donné pour nous.  Et avançons ensemble, sachant que chacun est un don de Dieu si Grand pour le corps que nous sommes.  Car sans unité, il n’y a pas de corps, il n’y a que des membres dispersés, incapables de se débrouiller et de vivre tout seuls, incapables de porter quelconque fruit par lui-même.  Le fruit sort de l’arbre car les racines acceptent de rester cachées dans la terre et d’apporter tout ce dont l’arbre a besoin.  Les branches peuvent porter les fruits parce que le tronc accepte d’être en dessous de tous et de porter solidement tout le reste.  Les fruits appartiennent-ils seulement aux branches parce qu’ils sortent d’elles ?  Ou bien le fruit est-il un signe de l’unité et de la dépendance de chaque membre de cet arbre ?  La différence est belle et, est un don incommensurable de Dieu.  Elle est à chérir.  Chacun doit prendre sa place dans l’humilité et dans la certitude qu’il n’y a pas de plus petits dans le corps.  Que si un seul manquait, tout le corps serait estropié.  Mais chacun selon son charisme, son appel et les dons que Dieu a déposés en lui, doit prendre son rôle et donner ce qu’il a à donner.  Ainsi, le corps de Christ rayonnera et portera du fruit.

Ce qui est beau dans le corps, c’est que même si le pied et la main se croisent rarement, ils vont toujours dans la même direction, car les deux sont guidés par la tête.  Ainsi doit-il en être du corps de Christ.

Ainsi, entrons dans cette grande réconciliation, dans cet acte d’humilité et d’amour que doit vivre sans cesse le corps de Christ envers lui-même.

Je vous aime et je vous chéris de l’Amour de Christ.

1 Corinthiens 12 : 12 – 27