Depuis plusieurs années, on entend parler de réveil, un réveil comme la terre n’en aura jamais connu. Moi de même, dans ma prière, il m’a souvent semblé entendre Dieu me parler de ce réveil. Et puis le temps passe et, il ne nous semble pas voir grand-chose. Un jour, je priais en ce sens et voici ce qu’il m’a semblé entendre de Dieu : « Mon enfant, ce n’est pas le monde que Je veux réveiller, ce sont les chrétiens ». Quelle phrase… Et combien m’a-t-elle semblée juste.
Il me semble que pour vivre un réveil, il y a une attitude de cœur à avoir. Un cœur ouvert à l’action de Dieu, un cœur ouvert à recevoir une direction, un cœur ouvert à se laisser changer. Être petit enfant de son Papa chéri. Être tout à Dieu sans compromis.
En ce moment, j’ai l’impression que Dieu veut élaguer ma vie. Dernièrement, je priais en Lui parlant de ce sentiment. Et ce verset m’est venu :
« Tout est permis mais tout n’est pas utile »
1Corinthiens 10 : 23
J’ai compris qu’il y a dans ma vie des choses superflues qui m’éloignent de Dieu. Quand une personne a une passion quelconque, elle libère du temps pour pouvoir la pratiquer, se renseigner sur cela, tout son temps libre, elle la passe dans cette passion. Combien de temps, moi, je libère pour pouvoir être avec Dieu ? Suis-je plus au monde qu’à Dieu ? Dans l’évangile de Matthieu, nous lisons :
« 21 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. 24 Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. »
Matthieu 6 : 21 et 24
Combien de temps passons-nous dans les choses superflues de ce monde ? Personnellement j’aime Dieu de tout mon cœur et pourtant, je sens combien l’attrait du monde est fort. Écoutons cette parabole de Jésus :
« Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache ; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ. »
Matthieu 13 : 44
Quelle radicalité ! L’homme à tout vendu, tout. Il ne s’est pas dit « oh, je vais quand même garder ceci ou cela ». Il a tout vendu pour acquérir ce trésor. Qu’en est-il de moi ? Suis-je prête à tout abandonner pour acquérir ce trésor, Dieu ? Dans la parabole du semeur, Jésus nous parle des graines qui tombent à différents endroits :
« 8 D’autres graines tombèrent au milieu des ronces ; celles-ci poussèrent en même temps que les bons plans et les étouffèrent. 14 La semence tombée au milieu des ronces représente ceux qui ont écouté la Parole, mais en qui elle est étouffée par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, de sorte qu’elle ne donne pas de fruit. »
Luc 8 : 8 et 14
Je ne sais pas vous, mais dans mon inconscient à moi, quitter le monde pour être toute à Dieu me semble ennuyeux, comme si j’allais y perdre au change. Combien cette pensée est-elle fausse pourtant. Jésus avait-Il l’air malheureux ? Je pense que personne sur cette terre n’a jamais été plus heureux que Jésus. Nous n’avons aucune idée de la joie qu’est d’appartenir profondément, entièrement et radicalement à Dieu. Et puis attention, renoncer au monde ne signifie pas de ne prendre de plaisir nulle part. Jésus mangeait et buvait, Il était bon vivant ! Mais Il savait être juste et ne pas faire de ces choses le trésor de son cœur.
Sommes-nous prêts à renoncer à ce monde, et à l’identité qu’il nous donne ? L’identité me semble être une chose importante à aborder. Qui suis-je ? Qui Dieu dit-Il que je suis ? Comment je me vois ? Comment Dieu me voit-Il ?
« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. »
2Corinthiens 5 : 17
Quand nous devenons chrétiens, nous devenons une créature nouvelle ! Nous avons autorité au nom de Jésus, nous ne sommes plus esclaves, nous sommes enfants de Dieu ! Quelle joie, quel don de Dieu. Pourtant, je pense qu’il nous est possible d’être devenus enfants de Dieu et de vivre comme des esclaves dans ce monde. Je pense que tout le monde connaît la parabole du fils prodigue ? À la fin de la parabole, nous observons une discussion entre le fils aîné et le père, la voici :
« Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. »
Luc 15 : 25 – 31
C’est dingue non ? Tout ce qui est au père est au fils, mais le fils ne le savait pas. Il vivait comme un esclave dans la maison de son père. La conception que nous avons de nous-mêmes impacte toute notre vie. Savons-nous que nous sommes enfants de Dieu ? Dans la lettre aux Éphésiens, nous lisons ceci :
« Il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ »
Éphésiens 2 : 6
Quelle phrase incroyable. Elle est pleine de force, elle fait résonner la victoire dans mon cœur.
J’ai beaucoup parlé et maintenant, j’aimerais prier. N’hésitez pas à faire vôtre cette prière si vous le souhaitez. Père, je suis ton enfant, et je me rends compte cependant que mon cœur appartient encore trop à ce monde. Je me rends compte que Tu m’appelles à être tout à Toi, mais que j’ai tant de résistances en moi. Je te demande, Père, Papa chéri, de venir toucher ma vie à nouveau. Prends-moi tout à Toi, fais-moi goûter la joie d’être radicalement à Dieu. Fais-moi goûter la joie du ciel. Fais-moi goûter combien il est bon d’être profondément enfant de Dieu. Je Te donne mon cœur aujourd’hui afin que Tu le fasses tout tien, afin que Tu m’aides à sortir du monde et rentrer pleinement dans cet appel d’être enfant de Dieu. Je veux rentrer dans les projets de paix et d’espérance que Tu as pour moi (Jérémie 29 : 11). Père, je Te demande d’envoyer maintenant ton Esprit Saint sur moi, afin qu’en Lui, je trouve mon identité d’enfant de Dieu (Romains 8 : 15) et que, comme Jésus, je puisse venir pleinement et radicalement à ta suite. Sois béni Père pour l’Amour dont Tu m’enveloppes maintenant. Je T’aime. Amen.
