Je lisais ma Bible et un commentaire m’a interpellée. Vous savez, les commentaires qu’il y a parfois en bas des pages. Le voici : « Dieu nous invite à nous préparer, dans la vie de tous les jours, pour le banquet qu’Il réserve à toute l’humanité. Notre tâche est d’unir et de réconcilier tous les hommes. Et si nous ne répondons pas ? Alors, peu à peu, la vie de la sainte Église universelle se retirera de nos assemblées de chrétiens bien installés et d’autres seront appelés à faire le travail de Dieu : Invitez au banquet ». Je sentais dans ces mots la présence de Dieu comme s’Il avait quelque chose à me dire là-dessus. Je vous partage alors, humblement, car je n’ai pas la vérité infuse, la méditation qui en a coulé.
À ce banquet (Matthieu 22 : 1 – 14), il y a autant de places que de vies. Car chacune, sans exception, est attendue. Nous, peuple de Dieu, sommes envoyés en mission pour appeler à ce banquet. Car ce sont nos frères et nos sœurs qui meurent, là dehors, de ne pas connaître Dieu. Je crois que, quand nous arriverons au ciel, nous ne verrons plus tel politicien ou tel inconnu comme celui qui nous irritait tellement. Nous verrons notre frère ou notre sœur qui était perdu(e) et à qui nous n’aurons peut-être pas tendu la main.
Il s’agit de tous nous reconnaître d’un même Père, d’un même Esprit. Nous qui sommes dans la Lumière, qui avons reçu cet Esprit, ne laissons pas les ténèbres gagner nos frères et sœurs. Car, qu’ils aient en eux ou non cet Esprit qui leur donne de crier « Abba Père », ils ont le même Père que nous. La différence est simplement qu’ils ne le savent pas. Ne voyons pas dans les grands de ce monde des personnes lointaines qui dirigent avec mépris et orgueil. Voyons en eux nos frères et sœurs bien perdus, aveugles. Mais est-ce là leur faute d’être perdus et aveugles ? N’est-ce pas de notre faute à nous qui, peut-être, ne leur tendons pas la main, qu’ils sont dans cet état ? Ne soyons pas ce frère et cette sœur indignes et aveugles alors que nous possédons la Lumière. Ne soyons pas ce fou alors que nous possédons la Sagesse. Ne soyons pas ce sans-cœur alors que nous possédons la Miséricorde, l’Amour et la Compassion. Car, si nous possédons Dieu, nous possédons tout ce qu’Il est. Oui, tout ce qui est à Lui est à nous (Luc 15 : 31).
Regardons-les, nos frères et sœurs, grands ou petits, sales ou propres, voyants ou aveugles, bien portants ou en mauvais état, cœur de pierre ou cœur de chair, regardons-les, sachons qu’ils sont de notre sang, que leur place au banquet est peut-être à côté de la nôtre, et que s’ils n’y sont pas, notre frère et voisin de banquet n’y sera pas. Regardons-les et voyons en eux les petits enfants chéris de Dieu. Quand un enfant est perdu, on lui tend la main, on le ramène à la maison. Soyons ce peuple qui chérit la création de Dieu et qui connaît la Valeur de chaque vie.
Ne perds pas ta vie, Église. Sois vivante dans ton Dieu. Sois missionnaire dans l’Esprit. Sois celle qui apporte Jésus, le Salut, à tes frères et sœurs, à toute la création. Car, oui, toute la création aussi attend la venue des fils et des filles de Dieu (Romains 8 : 19).
J’aimerais terminer par une prière. Je prie que Toi, Jésus, Fils de Dieu, qui es venu nous racheter pour faire de nous tes frères et sœurs, Tu nous donnes ton Cœur et la façon dont Tu nous vois. Tu es venu sur cette terre et Tu as été bafoué, humilié, torturé. Cependant, ton regard a toujours été le même sur nous : « Ils sont le tout petit enfant chéri de mon Père ; pardonne-leur, Père, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Seigneur Jésus, fais-moi comme Toi. Donne-moi de me donner au monde comme Tu T’es donné. Renouvelle mon cœur et mon regard dans ton Esprit. Seigneur, fais-moi entrer dans ta Vérité et donne-moi d’inviter toujours fidèlement, avec audace et persévérance, à ton banquet. Je prie qu’aucune place ne soit vide à ce banquet. Au nom de Jésus, amen.
