Revenir au fondement de la foi

J’allais écrire un article, et en allant pour le faire, j’ai senti Dieu m’interpeller, comme s’Il voulait me parler : « Va lire ta Bible ».  Ne sachant pas quel livre lire, je l’ouvre au hasard et je tombe sur Romains au chapitre 11.  Alors je commence à lire.  Arrivée au verset 5, je sens qu’il m’interpelle.  Le voici :

« Et c’est la même chose aujourd’hui : il y a un reste élu par la grâce. »

Romains 11 : 5

Paul parle du peuple juif qui s’est endurci, mais non pas tout le peuple, car, « il y a un reste élu par la grâce ».  Et je sens en moi ce verset m’interpeller pour notre temps.

Plusieurs le disent, l’Église passe par le feu de la purification.  Personnellement, je crois profondément en cela.  Et dans ces temps, il me semble « qu’un reste élu par la grâce » apparaît.  On voit des ministères se lever, apparaître, et porter un feu qui sort tout droit du Cœur de Dieu.  Mais qui sont-ils, pourquoi eux ?  Ces personnes sont attachées au fondement de la foi :

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force. »

Deutéronome 6 : 5

C’est là, le commencement de la foi.  Et parfois, certains ont voulu commencer par les fruits sans avoir la Source qui donne les fruits.  Aujourd’hui tout cela tombe et celui qui reste par grâce est celui qui était plongé dans la Source, celui qui n’a jamais oublié ce fondement de la foi.

« Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique.  Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force.  Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur.  Tu les rediras à tes fils, tu les répéteras sans cesse, à la maison ou en voyage, que tu sois couché ou que tu sois levé ; tu les attacheras à ton poignet comme un signe, elles seront un bandeau sur ton front, tu les inscriras à l’entrée de ta maison et aux portes de ta ville. »

Deutéronome 6 : 4 – 9

Aujourd’hui ce commandement est pour Dieu comme un bandeau sur le front de ceux qui Le suivent et qui L’aiment.  Et les grâces de Dieu s’attachent à ceux qui portent ce commandement dans leur cœur.  Les grâces de Dieu sont attirées par ceux qui ont ce signe attaché à leur poignet, ce bandeau sur leur front. 

Je pense que si nous voulons faire des signes et des prodiges, si nous voulons vivre la Gloire de Dieu, il nous faut revenir à ce commandement et le vivre de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre force.  C’est un dépouillement, ne plus chercher la gloire et les prodiges, mais chercher Celui qui les donne.  Le chercher pour Lui, non pour ce qu’Il donne.  C’est retomber en amour avec Dieu, c’est retrouver ce Premier amour.  Si nous retrouvons ce Premier amour, nous nous branchons à la Source, et les fruits commencent à apparaître.  Il s’agit de redevenir tout dépendant de Dieu, de sa direction, de son Esprit Saint.  Marcher sur Ses chemins dans l’humilité, oser ne pas connaître la direction et la recevoir de Lui seulement.

Le Cœur de Dieu s’attache à celui qui Le cherche, à celui qui aspire à sa Présence.  Il le bénit et le pousse plus loin dans sa Présence, Il le pousse à découvrir des facettes de Lui qu’il ne connaissait pas encore.  Son Cœur désire se révéler à ceux et celles qui Le cherchent sincèrement.  Si nous voulons Le connaître, Il se révélera à nous et nous Le connaîtrons.  Nous serons tout à son Cœur, et son Cœur sera tout à nous.

Alors, le voici, ce reste élu par la grâce, il est profondément enfant de Dieu.  C’est un véritable retour à la Source.  Ceux qui s’y abreuvent porteront du fruit et rayonneront de la Gloire de Dieu.  Mais ceux qui s’y abreuvent ont trouvé le chemin pour aller boire à cette Source : ils ont dans le cœur le désir de connaître Dieu, d’être tout à Lui, de L’aimer.  Leur cœur est purifié d’orgueil et du désir de vaine gloire.  Ils sont l’enfant qui se jette dans les bras du Père.  C’est un mouvement intérieur qui coule de la grâce transformante de Dieu.  Se savoir tout petit et incapable devant Dieu, savoir que toutes choses coulent de Lui et de Lui seul.  C’est l’humilité profonde retrouvée et l’entière dépendance à notre Papa.